Présentation du CAS

Le Centre Aéronautique et Spatial (CAS) de l’ISAE est le support naturel des activités liées à la conception ou au développement des systèmes aéronautiques et spatiaux.

Historique du CAS

Le laboratoire Instruments de bord initial à l’installation de SUPAERO à Toulouse en 1968 devient laboratoire Véhicules Aérospatiaux en 1974 (4 personnes au départ).

  • Début de mise en place du simulateur de vol (avec calculateurs analogiques). 
  • Développement des activités de simulation, récupération d'une cabine avion d'affaire chez Dassault Bordeaux.
  • Parallèlement, forte activité de travaux pratiques en vol avec le Nord 262 de SUPAERO au profit de SUPAERO, ENSICA, et l'Ecole de l'air.

A partir de 1976, début de développement de l'avion Petit Canard. C'était initialement un PFE (projet de fin d’étude) d'élèves de la promo 75 consistant à concevoir un avion formule canard à partir de réacteurs de 100kg de poussée produits par Microturbo. Avion à structure totalement composite, avec des perfos plutôt intéressantes (Mach 0.7, facteur de charge 7g). Le développement a duré une douzaine d'année avec l'équipe du labo (5 à 6 personnes) et 130 élèves qui ont également travaillé sur le projet.

Parallèlement, poursuite du développement simulateur avec en particulier l'installation d'une plateforme mobile 3 axes en 1992. Cette année-là, le laboratoire Véhicules Aérospatiaux devient le Centre Aéronautique et Spatial (CAS).

En 1993 forte implication du CAS aux côtés du Laboratoire d'Automatique dans le projet Arsène, satellite radio amateur de 150kg  (le plus gros à cette époque). La spécificité était son positionnement sur une orbite haute (20000/35000 km) dont la mise à poste nécessitait l'utilisation d'un moteur d'apogée.

SUPAERO avait la maitrise d'œuvre du segment sol (infrastructures +  opérations de mise à poste).

Ce fut un travail d'équipe important (40 élèves, 40 personnels de SUPAERO, 20 personnels CNES). Le lancement est intervenu en mai 93, malheureusement une panne à bord du satellite a fait perdre son contact en septembre de la même année.

Compte tenu de l'expérience acquise dans le domaine, le Centre de recherche spatial du MIT nous a contacté pour participer au projet HETE (High Energy Transient Explorer, satellite scientifique astronomique pour la détection des sursauts gamma) et mettre en place à SUPAERO une des trois stations principales du système.

Le lancement d'HETE en 1996 s'est soldé par un échec (défaillance de la fusée porteuse).

Un second exemplaire du satellite a été développé et placé en orbite en 2000. Le choix pour HETE 2 d'une orbite équatoriale a conduit à délocaliser la station à Cayenne. Le satellite transmis des données jusqu'à fin 2007. Pendant cette période, la station, suivie régulièrement depuis Toulouse, a assuré environ 40000 passages avec un taux de succès proche de 95%.

A partir de 1996, le Centre Aéronautique et Spatial rapatrie à SUPAERO tous les moyens aériens et les activités en vol associées. Formation vol moteur des élèves de SUPAERO (+ ENSICA depuis la création de l'ISAE) qui était sous-traitée auparavant à un aéroclub, et enseignement en vol (confié auparavant au CEV avec le Nord 262 ou des avions légers).

Pour assurer cet enseignement en vol un TB20 a été mis en place en 1997. Il est équipé d'une installation d'essais (avec télémesure qui permet le suivi en direct de l'avion depuis le sol). Cet avion permet de réaliser en plus des TP classiques des activités de type essais en vol pour les élèves SUPAERO, les stages de formation continue, et participation à la formation interne ingénieurs et pilotes d'essais Airbus.

 

Activité du CAS

Ces activités se présentent sous deux formes. D’une part, le CAS développe des moyens de qualité au service de la recherche et de l’enseignement (simulation aéronautique, simulation spatiale, moyens aériens, …), d’autre part, il mène ses propres études ou recherches dans des activités nécessitant une bonne expertise dans plusieurs disciplines destinées à cohabiter.

Par exemple :

- recherche en facteurs humains nécessitant une bonne connaissance de l’avion (comportement, systèmes de bord) et de l’homme (comportement, réactions, marqueurs physiologiques),

- développement de drones faisant appel aux disciplines classiques de la conception (aérodynamique, propulsion, automatique, …).

- La conception de logiciels de simulation aéronautique, spatiale et la salle satellite qui permettent l’accueil de projets spatiaux divers.